Une source d’inspiration

Une source d’inspiration

Une douce journée d’été sur les rives de l’Automne attise les flegmatiques et les rêveurs et il n’y a pas plus rêveur qu’un artiste. Les artistes sont comme des nomades, voyageant de rêve en rêve, à la poursuite d’un peu d’imagination.

Ce peintre, en réalisant ce tableau, s’est-il identifié à chaque détail de son œuvre ? Tel un avatar, change t-il de forme à chaque nouveau coup de pinceau ?

C’est ainsi que commence son périple, prenant vie dans le feuillage des arbres. Il est léger, frissonnant à chaque fois que la brise murmure son souffle à ses oreilles. De sa jolie verdure, il dissimule l’activité d’une famille d’écureuils, bondissant de branche en branche en quête d’un festin. L’instant d’après, il devient le ciel, libre et tranquille. Il héberge dans ses bras infinis quelques nuages cotonneux et flirte avec les oiseaux majestueux.

Puis il devient la terre. Mère nourricière donnant vie à tout être sur cette planète, ne faisant aucune différence entre ses enfants, qu’il soit animal ou végétal, reconnaissant ou ingrat. A-t-on déjà connu une mère si généreuse ?

Le pinceau continuant à caresser la toile, le peintre devient la pierre, froide et solide. Malgré son fort caractère, la pierre se souvient de ses coups de marteau et de burin qui la blessent. Désormais, malgré cette difficile épreuve, elle est fièrement taillée pour former un pont, reliant ainsi ce qui a été séparé.

Sur ce pont, il y a une enfant. L’œil fureteur, elle cherche désespérément l’attention du pêcheur au chapeau de paille. Est-ce son père, son frère aîné ? Quelque soit la réponse, elle aimerait tellement qu’il s’occupe d’elle. Pourquoi l’ignore t-il ? Dans un silence boudeur, elle attend que vienne son heure.

À présent dans la peau du pêcheur, le voilà littéralement absorber par l’écran naturel que lui offre la source. Sans s’en rendre-compte, il télésnobe la pauvrette qui se trouve derrière lui. Ses yeux sont rivés sur le bouchon au bout de sa canne-à-pêche, attendant patiemment qu’un poisson veuille bien mordre à l’hameçon. Loin dans ses pensées, il semble apathique mais il songe simplement au dîner de ce soir, qu’il pourrait, ou non, apporter à la cuisinière.

En suivant le fil de pêche, voilà que notre artiste se liquéfie, cheminant le courant paisiblement. De nature généreuse, la source abreuve et rafraîchi quiconque s’en approche. C’est le cas de ce jeune garçon qui se prélasse les pieds dans l’eau. Sa mère l’a envoyé là pour qu’il remplisse le pichet d’eau fraîche mais la chaleur a eu raison de son objectif premier. Cet adolescent est le favori de notre peintre, il lui ressemble tellement car tout comme lui, il est rêveur. Il s’imagine à bord d’un navire arborant fièrement un drapeau noir, symbole de grandeur et de liberté. Sous un ciel changeant, parcourir les océans à la recherche d’aventure et de fabuleux trésors.

C’est décidé, un jour, ce garçon sera capitaine d’un bateau pirate. Enfin, jusqu’à temps que la réalité le rattrape sous les traits d’une mère furieuse qui attends qu’on lui rapporte son pichet d’eau.

Voilà, il est temps de ranger ses pinceaux et de quitter cette vie virtuelle mais ce peintre vient de réaliser une prouesse. Il vient d’immortaliser son voyage spirituel sous la forme d’une scène de la vie quotidienne. Voilà le pouvoir d’un artiste, ne faire plus qu’un avec le monde qui l’entoure.

Nul sait l’identité de ce peintre et comment sa toile est arrivée parmi nous. Cette histoire est peut-être qu’un vaste canular, une farce d’un petit plaisantin, à l’air taquin, qui aurait pu signer d’un vulgaire émoticône espiègle et moqueur.

Je ne sais pas la vérité sur cette œuvre, je ne suis qu’une artiste en herbe, s’imaginant être un peintre qui s’imaginerait être un cours d’eau…

Rose Palmyre

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Dis-moi dix mots…sur la toile. Thème du concours

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Thème du concours:

Dans le cadre de la Semaine de la Langue Française et de la Francophonie organisée du 18 au 26 mars 2017, le Musée Alexandre Dumas vous propose un concours intitulé « Dis-moi dix mots sur la Toile ».

L’objet du concours est la création d’un texte de 5 000 signes maximum (espace compris) intégrant au moins l’un des dix mots choisis qui transpose dans l’univers numérique des pratiques empruntées au monde réel : Avatar – canular – favori – fureteur – héberger – nomade – nuage –pirate – émoticône – télésnober

Le texte devra raconter une histoire fictive d’une œuvre des collections du musée choisie sur le site Internet à la rubrique « découvrir les collections » ou dans les salles du musée.

Visiter la page du musée en cliquant ici

Choix de l’œuvre:

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A

La lettre A est née d’un premier balbutiement et périra dans un dernier soupir. Toute sa vie durant, elle encourage l’Homme à rechercher l’Aventure, l’Amour et l’Amitié remplissant son Âme d’Allégresse. Elle est le début et elle est la fin, elle est l’Alpha et elle est l’omégA.

Chapitre 5 – 1ère partie – Nom de code: Falko

Vers l’an de grâce 1250
Royaume du Danemark

Situé entre la mer du Nord et la mer Baltique, le Danemark est un royaume dont la souveraineté connait de grandes difficultés depuis de nombreuses années. Les Danois, depuis la fin du siècle dernier, conquièrent de nombreuses terres imposant leur force et leur empire maritime mais leur domination s’essouffle  lentement, laissant derrière eux les territoires soumis. En l’an de grâce 1250, la souveraineté cesse d’être héréditaire et devient élective ce qui laisse place à de nombreux stratagèmes pour prendre le pouvoir…

Dans l’ombre, et ce depuis de nombreuses années, une famille riche et influente créée ses propres soldats dans des conditions extrêmes et inhumaines dans l’espoir de conquérir de nouveaux horizons et d’imposer sa suprématie !

*****

Des pluies régulières offrent aux plaines danoises une nature verdoyante dont les nombreuses forêts et les lacs brisent la monotonie du paysage. C’est la fin de l’été et même si les températures sont encore agréables, certains arbres commencent timidement à changer la couleur de leur robe. Entre la chasse et la pêche, un village vit paisiblement de ce que la nature lui offre. Tandis que les hommes sont partis pister le gibier pour se repaître au diner et que les femmes s’occupent de blanchir le linge, un jeune garçon, nommé Alexander, âgé d’une dizaine d’années, joue aux vikings avec d’autres de ses camarades.
Alors que les villageois s’affairent à leurs besognes habituelles, le sol se met soudainement à trembler. Une horde de chevaux, montés par des hommes masqués et tout vêtu de noir, pénètre dans le village et brise la tranquillité de ce lieu en saccageant tout ce qui jonche le sol avec leurs sabots. La mission de ces hommes de main est simple, ils seront rapides et efficaces. Sans descendre de leur monture, ils arrachent à leur famille, trois garçons semblant avoir le même âge. Les femmes se précipitent vainement vers ces hommes pour protéger leurs progénitures mais elles savent qu’il est désormais trop tard. Depuis plusieurs années, ces hommes font irruption dans certains villages, plus ou moins à la même période, pour enlever des enfants. Ce sont toujours des garçons et jamais personne ne les a vus refaire surface…
Impuissante, une femme tombe à genoux face à l’horreur de cette scène. Une main tendue vers la silhouette qui disparait au loin et l’autre serrant sa poitrine sous laquelle son cœur se brise, elle hurle, d’une voix agonisante, le nom de son fils.

-« Alexander ! Alexander !… »

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La valse de minuit

LEGRAIN Henri (peintre )

 

La nuit vient de tomber sur Villers-Cotterêts. La ville doucement s’éteint mais on entend au loin, un air doux et serein. De la maisonnette, on n’aperçoit que la fenêtre mais qu’est-ce qu’elle est mignonnette ! Tout en se rapprochant, curieux comme des enfants, cet air se fait de plus en plus entrainant et à travers les carreaux de leur fenêtre, on les voit valser nos deux amants.
Qu’il a l’air chafouin, cet homme, à faire virevolter son épouse dans tous les recoins. Il tente de lui faire oublier, que dès demain, il doit s’en aller. De sa gorge, elle déploie un rire aussi lunaire qu’éphémère, bientôt sa mine sera bien plus sévère car son époux s’en va pour la grande guerre. En ce jour où les hommes deviendront des soldats, l’église, dans son deuil, sonnera le glas… Mon Dieu, que les humains sont fadas !

Une année s’écoula et les combats ne cessent pas. Elle attend, chaque jour, une missive de son amour. Chaque lettre de son bien-aimé est un moment inespéré, preuve qu’un jour, ils pourront de nouveau faire l’amour. En patientant, elle repasse en boucle cet air à la fois doux et entrainant, en ressassant leur dernier instant d’enchantement.
Une seconde puis une troisième année s’envola mais les combats ne cessent toujours pas. Le courrier se fait de plus en plus rare mais elle l’attendant toujours, fidèle, du matin au soir. Le regard tourné vers sa fenêtre, tout en buvant son ristrette, elle se demande où est-ce qu’il peut bien être et derrière la femme éplorée, le gramophone continue de jouer.

« Enfin, la guerre est terminée, nous sommes de nouveau en paix ! Mon amour, il est temps de prendre le chemin du retour ! Je t’attends chaque jour devant notre entrée, je t’en prie, reviens me faire rire et danser ! »
Dans sa robe fleurie, elle passe et repasse cette douce et entrainante mélodie mais à chaque heure, un peu plus, son cœur se meurtri. Les jours et les nuits passent et sa beauté s’efface, jamais son époux ne refera surface… Pourtant, elle l’aura attendu toute sa vie, son défunt mari, au rythme de la fontaine et de ses clapotis.

Croyez-vous en l’amour, le véritable, celui qui jamais ne se fini et qui parfois vit à travers la magie ?

Dès que la nuit est tombée, lorsque tous les employés du musée prennent congé et que sont éteintes toutes les loupiotes, apparait sur la peinture, juste en dessous de la grise toiture, une lumerotte… On pourrait penser que la veuve esseulée attend toujours le retour de son bien-aimé mais elle en est tout autre, la vérité… Des ombres vacillent amoureusement et l’on peut percevoir un air doux et entrainant.

Tous les soirs, à minuit, elle retrouve son teint joli et dans sa robe fleurie, elle tournicote dans les bras de son mari. S’ils n’ont pu s’aimer toute une vie, leurs âmes valseront à jamais, toutes les nuits…


Rose Palmyre

Dis-moi dix mots… Thème du concours.

dismoidixmots-depliant-2015-2016-213x300Le thème de ce concours est de créer un texte de 5 000 signes maximum (espaces compris) en intégrant au moins l’un des dix mots choisis invitant à partir à la découverte du français parlé dans les différents territoires de la Francophonie :
– en France « chafouin » et « fada »
– au Québec « poudrerie » et « dépanneur »
– en Belgique « lumerotte » et « dracher »
– en Suisse « ristrette » et « vigousse »
– en Haïti « tap-tap »
– au Congo « champagné »
Le texte devra raconter une histoire fictive d’une œuvre des collections du musée choisie sur le site Internet www.webmuseo.com/ws/musee-dumas à la rubrique « découvrir les collections »

 Voici l’œuvre sur laquelle je me suis penchée:
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Dis bonjour !

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Je tente, depuis un bout de temps maintenant, de comprendre, et parfois de me défaire, de ses habitudes dictées par une société qui me ressemble de moins en moins. Par ce billet d’humeur, je ne tente pas à vous pousser dans la même réflexion que moi mais juste vous faire comprendre qu’il est possible, que nous avons le droit de nous poser des questions, que la société ne détient pas la vérité vraie et que nous devons le lui rappeler de temps à autre.

Que ce soit par deux, par trois ou par quatre, en France et dans de nombreux pays, nous nous disons bonjour en se faisant la bise. Cela nous parait tellement naturel qu’à aucun moment nous avons imaginé remettre cette « tradition » en doute. Et pourtant, un petit garçon, Maxence*, m’a inconsciemment amené à me poser la question : Qu’est-ce que c’est, véritablement, de faire la bise ?
Depuis que nous sommes enfant, nos parents ne cessent de répéter « dis bonjour » dès que nous nous retrouvons en société. Cependant, « dis bonjour » est synonyme de « fais un bisou à… » Et entre « dire » et « faire », la définition n’est absolument pas la même.
Maxence est mon neveu et je peux vous assurer qu’il a un caractère bien trempé. Malheureusement, je n’ai pas la chance de voir ma famille quand bon me semble alors dès que je vois mon tout jeune neveu, j’ai tout de suite envie de lui faire des bisous, mais lui, ne l’entend pas ainsi.
Si en général, les enfants se contentent de s’essuyer la joue d’un revers de manche tout en grimaçant, Maxence, lui, clame haut et fort qu’il ne veut pas de bisou, allant jusqu’à se cacher le visage avec ses mains. « Dis au revoir, Maxence » lui dit son père. « Mais j’ai dit au revoir » chouine le garçon et c’est vrai, il l’a dit un peu plus tôt mais refuse de « faire » cet au revoir. Cet enfant a manqué un peu de délicatesse envers sa tante mais les enfants ne sont pas très doués pour être courtois, personne ne lui en tiendra rigueur mais en aucun cas, il a manqué de politesse. Cela ne devrait-il pas suffire ? Doit-on continuer à inculquer les enfants à faire la bise ?

Évidemment, je suis passée par une période « mon neveu ne m’aime pas. En même temps, il me voit si peu souvent… » « Mes bisous doivent être horribles… ». Je vous rassure, je ne suis pas du genre à pleurer sur mon sort bien longtemps, la position de victime je lui règle son compte rapidement et c’est à ce moment qu’une longue réflexion débute…
En réfléchissant bien, faire la bise est un geste plutôt intime. Nous posons nos lèvres sur une peau et nous recevons des lèvres sur la nôtre. Si nous prenons plaisir à enlacer nos proches, voir la bouche du cousin de la voisine de palier s’approcher de nous, peut nous sembler oppressant.
Donc, si ce geste est intime et malgré tout l’amour que je porte à mon neveu, dois-je le forcer à se soumettre à cette tradition ? Après tout, c’est sa peau et il est en droit d’en disposer selon ses souhaits. Si pour le moment, il perçoit les bisous d’autrui comme une agression, je ne veux pas qu’il me voit de cette façon, il en est hors de question ! Alors, comment changer tout ça ? Comment redéfinir le « dis bonjour »?
Lorsque la famille se réunie, n’ayant pas le permis de conduire, le covoiturage est de mise. Me voilà assise à l’arrière de la voiture, Maxence est à mes côtés. Je redoute un peu le moment mais c’est l’heure de vérité. Après avoir lancé un « bonjour » général pour l’ensemble de personnes présentes dans le véhicule, je me tourne vers mon neveu et je me dis qu’il redoute, peut-être aussi, ce moment. Je tends mon bras vers lui, le point fermé et je lance un « tu check avec ta tante ? »
Maxence, bientôt 8 ans, que j’ai toujours vu bouder lorsqu’il doit « dire » bonjour, sourit jusqu’aux oreilles et check sa tante avec son petit point.

Je vous avoue être un peu frustrée de ne pas pouvoir lui faire un bisou ou deux mais la journée commence tout juste et voir mon neveu aussi ravi qu’on respect enfin ses désirs me donne du baume au cœur.
Les heures passent et voilà qu’arrive le quart d’heure de jeu. Maxence a commencé le judo et il en profite pour me montrer et me faire subir quelques prises et moi, j’en profite pour lui poser un bisou sur le haut du crâne et oh, que vois-je ? Une jolie nuque… Il ne ronchonne pas, il ne fuit pas et j’ai pu lui transmettre un échantillon de l’affection que j’ai pour lui. Seconde « victoire » pour tata !
C’est la fin de la journée, il est tard, il est temps de rentrer. J’ai eu droit à quelques moments de jeux avec Maxence et même s’il triche beaucoup aux cartes, ils me sont très précieux. La voiture est arrivée devant chez moi, je m’apprête à descendre quand Maxence se met à chouiner : « Mais pourquoi tata elle ne mange pas avec nous ? » Nos maisons sont trop loin l’une de l’autre, on se fera ça une prochaine fois. Il est un peu déçu, moi aussi à vrai dire, on check pour se dire au revoir même si à ce moment précis, j’ai l’impression qu’il aurait volontiers accepté un bisou de sa tata. Maxence avait envie que je reste et ça, c’est la plus belle des victoires !

J’ai commencé cette journée en étant « un moment redouté » et je l’ai fini en étant « une tata ». Il y a des tas de façons pour exprimer les sentiments que l’on éprouve pour nos proches mais la plus belle preuve d’amour qu’on puisse leur offrir c’est de respecter leurs besoins et leurs désirs et cela, même au détriment des traditions et de nos propres désirs.

Et vous, aimez-vous les bisous ?


Rose Palmyre

*Le prénom a été modifié.

Hommage à la vie

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Depuis ce vendredi de malheurs, je suis restais sans mot. Mon cœur et mon âme sont restés muets face à cette tragédie. Ce n’était pas une de ces histoires fantasques qui serait issue de mon imagination à faire des rêves étranges, non. C’est une vérité, une réalité qui dépasse l’entendement humain.

Cela fait des jours que les médias et les réseaux sociaux ne parlent que de morts, de terrorisme et d’hommage fait aux victimes et j’en peux plus, je dis STOP !!
J’ai évidemment le cœur en peine pour les personnes qui ont été arrachées à la vie par ces barbares mais les morts ne souffrent plus, ils n’ont plus à avoir peur. Aujourd’hui, les morts sont en paix.

Je pense à ceux qui sont sortis vivant de cet enfer car ce sont eux qui vont devoir vivre, avec en mémoire, ces images terrifiantes et ces cris de peur et de douleur de leur famille, de leurs amis ou voisins d’un soir qui résonneront dans leurs rêves, même les plus profonds.
Ce sont leur visage que j’aimerais voir, leur rendre hommage et leur apporter le plus grand des soutiens. J’aimerais qu’ils sachent à quel point je compatis à leur souffrance.

J’aimerais rendre hommage à la vie, à cette vie blessée mais toujours debout. J’aimerais rendre hommage à l’espoir car cet espoir est ce petit point lumineux au milieu de l’obscurité et que si, tous ensemble, partageons ce petit point lumineux que nous avons tout au fond de nous, l’obscurité finira par disparaitre.

Ne laissons pas les images nous plonger dans l’obscurité. Partageons nos rires, nos joies et l’amour que nous portons à la vie.


Rose Palmyre.